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Nouveaux blocages de facs et lycées, avec la grève de jeudi en ligne de mire
information fournie par AFP 03/11/2026 à 09:01

Des poubelles et des pancartes devant le lycée Saint-Sernin à Toulouse, le 2 novembre 2026 ( AFP / Matthieu RONDEL )

Des poubelles et des pancartes devant le lycée Saint-Sernin à Toulouse, le 2 novembre 2026 ( AFP / Matthieu RONDEL )

Décidées à "ne rien lâcher" face aux annonces du gouvernement jugées insuffisantes, plusieurs universités vont rester fermées mardi et des lycées bloqués, avant la mobilisation interprofessionnelle nationale de jeudi à laquelle les organisations de jeunesse veulent participer.

La fac de Dauphine-PSL à Paris prévoit ainsi de rester portes closes jusqu'à jeudi inclus, a annoncé mardi sur RTL son président, Bruno Bouchard. "On espère pouvoir rouvrir dans de bonnes conditions vendredi", souligne celui pour qui "la continuité pédagogique" reste la "priorité".

Fermée depuis lundi, l'université Sorbonne-Nouvelle annonce elle aussi la fermeture du campus Nation toute la journée.

"Il faut continuer à montrer, notamment à Matignon, que les facs sont toujours mobilisées, que ça ne s'arrêtera pas si facilement, et qu'il faut maintenant répondre avec du concret", affirme à l'AFP Suzanne Nijdam, présidente de la Fage, première organisation étudiante.

Les organisations étudiantes ont lancé un appel national au blocage. Lundi, au retour des vacances de la Toussaint et sans mot d'ordre lancé, environ 15 % des établissements de l'enseignement supérieur ont de nouveau connu "des perturbations", selon le gouvernement.

Du côté des lycées, la mobilisation est repartie avec le retour des poubelles carbonisées et des blocages devant les établissements.

À Rennes, dès 7H30, le ton est monté entre une administratrice et une trentaine d’élèves qui ont essayé, comme la veille, de bloquer le lycée Bréquigny, le plus grand de Bretagne.

"C’est la première fois que c’est aussi tendu", explique à l'AFP Paul, élève de 17 ans en terminale, qui remercie les profs qui les soutiennent. À 8H00, après un rapide passage de la police, l’entrée a été bloquée par les élèves, a constaté l'AFP.

"Ce serait difficile d'être contre eux", confie Raphaël Gironimi, professeur de mathématiques et membre du SNES-FSU, qui patiente devant le lycée Toulouse-Lautrec (à Toulouse) avec les élèves. "Ici, c'est 35 élèves par classe presque partout et un bâtiment adapté ni aux fortes chaleurs, ni au grand froid", explique-t-il.

Fait plus rare, le lycée Louis Le Grand, en plein centre de Paris, était bloqué par des bennes disposées devant l'entrée, selon des médias.

Au lycée Balzac, la direction a fait entrer les élèves par une porte annexe et la police était sur place ce matin, a fait savoir une association de parents d'élèves.

Après plus d'un mois de blocus, le gouvernement a annoncé une série de mesures la semaine dernière pour tenter d'éteindre la colère des jeunes. Parmi elles, le remplacement progressif d'ici 2028 de Parcoursup, qui cristallise une grande partie des revendications.

Incertitudes sur le parcours

Les ministres de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur ont également promis l'annulation des suppressions de postes prévues dans l'Éducation nationale, la création de 500 postes supplémentaires, un plafonnement à 28 élèves par classe de seconde et 15.000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur.

Selon Matignon, le Premier ministre a également demandé au ministre de l'Éducation nationale de veiller à ce qu'une réponse soit apportée aux 200 lycées les plus en difficulté recensés sur la plateforme de concertation. Un "premier pas" jugé insuffisant par les organisations de jeunesse.

D’autres mesures comme le chantier du contrôle continu, "nécessitent un travail de fond d'ici la fin du mois de décembre", a plaidé lundi le ministre de l'Éducation.

L'intersyndicale regroupant l'USL, l'Unef, la Fage et l'Union étudiante, qui réclament toujours l'abrogation pure et simple de Parcoursup, compte se joindre jeudi à la journée de mobilisation pour le pouvoir d'achat qui, pour la première fois depuis la rentrée, doit réunir salariés du privé, fonctionnaires et retraités.

Le parcours parisien de cette manifestation, également soutenue par des gilets jaunes, n'a pas encore été validé par les autorités, au grand dam de la CGT qui, lundi, a rappelé avoir "besoin d'avoir les parcours à l'avance pour pouvoir les sécuriser, notamment avec la mairie de Paris".

Depuis les émeutes et les pillages du 17 octobre, la préfecture de police a refusé aux manifestants de déambuler ces deux derniers samedis au cœur de la capitale, n'autorisant que des parcours alternatifs en lisière de la ville.

Le collectif Interfac Île-de-France, qui voulait manifester mardi entre le Panthéon et le siège du Medef, s'est ainsi vu opposer un veto par la préfecture et proposer un parcours en périphérie, ce qu'il entend contester en justice. Les autorités attendent entre 15.000 et 30.000 manifestants dans la capitale ce mardi.

3 commentaires

  • 11:11

    Va t on donner les diplômes cette année ? Cette ultra gauche manipule les plus benêts ! J ai passé le bac en 1981, déjà il faisait chaud l été, déjà on se pelait l hiver ! Les jeunes doivent d abord faire leur preuve


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